couverture le choix Paul. MC.AULEY

Le choix de Paul J. McAuley.

Le choix est une novella de Paul J. Mc Auley, initialement parue en 2011 et publiée en février 2016 dans la Collection Une Heure Lumière, aux éditions du Bélial’. La couverture est de Aurélien Police et la traduction de Gilles Goullet.

Paul J. McAuley est un écrivain britannique, botaniste de formation, auteur de plusieurs cycles, romans indépendants et nouvelles. C’est la première fois qu’il tombe entre mes mains. La présente novella a obtenu le Prix Theodore Sturgeon 2012.

 

Une œuvre post anthropocène.

L’anthropocène a irrémédiablement modifié le climat, la montée des eaux est importante, le réchauffement climatique n’est plus un mythe. Mais ce n’est pas tout à fait l’apocalypse attendue. Car, une race extraterrestre s’est invitée à la fête et a proposée une collaboration avec l’humanité pour éviter le pire. L’échouage d’un dragon, un des éléments chargés de nettoyer la terre, va impacter la vie de toute une région. Lucas et Damian vont partir en direction du site ou l’engin s’est échoué.Que cache cet artefact d’un autre monde ?

 

Lucas et Damian.

Le duo d’adolescent est au centre du récit. Ils sont amis depuis toujours et comme tous les bons couples d’amis ils se complètent. Tous deux ont perdu l’un de leurs parents et tentent de trouver leur place dans ce monde profondément modifié. Lucas doit composer avec une mère malade et profondément conspirationniste. Damian avec un père stupide et violent. Le duo fonctionne plutôt bien.

 

Le spasme.

Côté univers, le jour où les extra-terrestres (il y a plusieurs races) ont débarqué et ont proposé leur aide est désigné comme le spasme, un point de départ pour une ère nouvelle. Depuis, les hommes ont accès à des technologies permettant de nettoyer Gaïa et en échange fournissent eux aussi du savoir et des technologies (comme la recette du coca-cola). Ils ont aussi accès à des trous de vers pour coloniser d’autres mondes. L’univers est sympa, malgré le format court l’auteur parvient à poser une certaine ambiance avec ce monde ou la mer submerge pas mal de terres arables sans tout recouvrir, un mix entre waterworld et les délires survivalistes, sans tomber dans le post-apo.

 

« Fais ce qui est juste même si c’est le plus dur ».

Pour le thème, il s’agit de l’histoire de deux adolescents qui passe à l’âge adulte, avec des choix à faire, reproduire les schémas parentaux ou non, dans un monde profondément bouleversé les choix sont difficiles, mais finalement assez proche des nôtres.

Le style, quant à lui, est classique, il y a une ambiance certaine, mais c’est plutôt lisse sans grande description ou phrase percutante. C’est plus sur l’ensemble que se joue la touche de l’auteur, avec un univers solide et un récit efficace, dégageant une certaine aura, plutôt positive.

 

En conclusion.

Pour ma part, ce n’est pas la meilleure novella de la collection. Mais en une centaine de pages, l’auteur parvient à poser un univers sympathique, ça se lit vite, alors entre deux livres plus imposants, pourquoi s’en priver.

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D’autres avis : Lorhkan, Just a word, Lune, Yogol’ours inculte, Blackwolf (Blog-O-Livre), Ptitelfe.

16 réflexions sur “Le choix de Paul J. McAuley.

  1. Ce n’est pas non plus ma préférée de la collection Une heure lumière (Dragon et Un pont sur la brume je les ai adorés) mais j’ai tout de même bien aimé !

      • Cette collection plait à beaucoup de monde et pas un titre fait l’unanimité, chacun d’entre nous préfèrent l’un ou l’autre pour diverses raisons et c’est ce qui fait aussi le charme de cette collection.
        Pour ma part Un pont sur la brume reste mon préféré et j’ai bien aimé Cérès et Vesta.
        Et je n’ai toujours pas acheté le Mc Leod, je crois que je ferais le combo avec le prochain Ken Liu 😉

        • Oui, je pense qu’il respecte avant tout leur ligne éditoriale, c’est à dire des textes courts (en raccord avec le nom de la collection) et inédits. C’est varié au final, dans l’ensemble c’est très bien, mais forcément tous les textes ne peuvent pas correspondre à tout le monde 🙂

          Le Ken Liu je l’attend de pied ferme !

  2. C’est une de mes préférées (derrière Ken Liu), j’aime bien la façon dont sont abordés le passage à l’âge adulte et l’amitié sur un fond de SF intrigant.

  3. Personnellement je l’ai trouvé décevant à la lecture. Il y a là beaucoup de potentiel, donc rien de rédhibitoire, et même je comprends tous ceux qui ont aimé. J’espère juste que ce texte la n’influencera pas ma prochaine lecture de McAuley (surtout que c’était une première pour moi).

    Cependant, “Dragon” m’intrigue…alors, vu ce que vous en dites… je vais sûrement me laisser tenter.

    • Au départ je ne comptais pas le lire, j’ai été bloqué quelques heures, en fin de semaine dernière, sans livre (oh! Horreur). Du coup, j’ai pris mon petit téléphone et j’ai récupéré deux heures lumières en numérique. Comme je l’ai dit, ça n’a rien d’exceptionnel, ça se laisse lire en somme, en un peu plus d’une heure.

  4. Il est dans la même veine que “Un pont sur la brume”, un joli texte très humain (ce dernier étant encore un cran au-dessus je trouve).
    C’est vraiment une bonne collection, il faut que j’achète “Poumon vert” avant que le prochain Ken Liu arrive !

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