Couverture Un pont sur la brume

Chronique d’un pont sur la brume, où quand l’architecture s’en mêle.

« Un pont sur la brume » est une novella de Kij Johson publiée en France en août 2016, aux éditions Le Bélial’, dans leur collection Une Heure Lumière.

L’œuvre est sortie en version originale en 2011 et a reçu de nombreux prix. Prix Nebula 2011 de la novella, prix Hugo 2012 de la meilleure novella, prix Asimov 2012, mazette !

Kij Johnson est une auteure Américaine qui a publié 4 romans et des dizaines de nouvelles. Elle a une vie à la Jack London, en moins sauvage, plusieurs vies, plusieurs métiers, Kij Johnson.

Un pont sur la brume retrace la construction d’un édifice par Kit Meinem d’Atyar, architecte de son état. Il est mandaté par l’Empire pour construire un pont enjambant un fleuve de brume.

Ainsi, deux régions de l’empire seront reliées de façon permanente, rapide et sécurisé. Ce qui n’était pas le cas jusque-là et ça change tout.

Car cette brume est dangereuse, peuplée de créatures mystérieuses. La traversée ne peut se faire sans prendre des risques.

L’ouvrage est immense, ambitieux et la tâche de l’architecte ne sera pas simple.

Un pont sur la brume, c’est l’histoire d’un homme, d’un pont, un édifice qui fera le lien entre deux mondes.

Dans l’histoire proposée par l’auteure, le plus important reste l’humain. Le surplus ne sert que de décors, de prétextes.

Le monde dans lequel se déroule l’histoire est peu développé, seulement par petites touches, amplement suffisantes. Le lecteur y comprend qu’il s’agit d’un empire avec ses privilèges et son système d’hérédité des offices.

Idem pour la brume, elle s’immisce dans l’histoire de façon légère, presque onirique. C’est simplement une adversité, comme un désert, un océan, un lieu où les hommes prennent des risques pour le traverser.

Même si c’est frustrant, l’aspect secondaire de cette adversité fantastique n’est pas gênant.

Car, au final, ce qui importe pour l’auteure, ce sont les relations, les connexions entre les personnes. Les enjeux liés à une telle construction, à ce pont entre deux mondes pour relier les hommes.

Le livre est assez calme au final, comme un long fleuve tranquille. Je me suis laissé porter par la construction de ce pont. Il y a quelques remous pour rappeler qu’il n’est pas simple de relier les hommes, mais que c’est loin d’être impossible.

Ce pont va bouleverser la vie des Hommes, sur chacune des rives.

C’est une belle philosophie, en écho à notre temps où l’on construit plutôt des murs.

Si vous voulez de l’action, passez votre chemin, ce n’est pas fait pour vous.

Si vous souhaitez que l’on vous raconte une belle histoire humaine et tout ce que ça implique, allez-y.

Et surtout, bonne lecture !

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