Couverture, Phare 23, Hugh Howey

Critique de “Phare 23”.

« Phare 23 » est un roman de Hugh Howey qui a fait l’objet d’une parution en septembre aux éditions Actes Sud et d’une traduction d’Hélène Roudet.

Le roman s’attarde sur les péripéties d’un gardien de phare. Mais, un gardien de phare un peu particulier. Car il est en charge de la balise 23, proche de la ceinture d’astéroïdes Iain Banks, à la limite du secteur 8.

Cette balise est un relai pour des vaisseaux voyageant au-delà de la vitesse de la lumière. Il est donc nécessaire qu’elle soit en état de fonctionner en permanence, sous peine de catastrophe.

Bien sûr, en plus de la solitude, le gardien va connaitre quelques soucis, d’ordre technique et humain.

Pour compléter le tableau, le gardien est un vétéran de guerre ayant combattu des forces extraterrestres.

Difficile d’en dire plus sans gâcher la lecture. Il s’agit donc d’un huis clos écrit par Hugh Howey.  L’auteur, notamment, de la trilogie “Silo” (que je recommande, en passant).

Silo a plutôt, été bien accueilli et a connu le succès, dans un premier temps, via l’autoédition. L’auteur y vendait l’œuvre chapitre par chapitre.

Malgré sa distribution hachée, Silo bénéficie d’une construction narrative cohérente. Ce qui n’est pas forcément le cas de « Phare 23 ».

Car initialement, il s’agit de plusieurs nouvelles relatant des éventements liés à ce phare et à son gardien, cinq au total. Hors, dans son édition actuelle, « Phare 23 » est vendu comme un roman.

Ici se trouve le problème, à la lecture il est difficile de ne pas se rendre compte de l’incohérence des textes entre eux. Textes qui n’avaient pas vocation, initialement, à constituer une histoire complète. Mais plutôt des morceaux d’aventures.

Aucune reprise des textes ne semble avoir été effectuée pour donner une cohérence à l’ensemble et c’est vraiment le défaut majeur de ce livre.

Hormis cela, les histoires prises individuellement sont sympathiques. L’auteur y décrit bien la psychologie du personnage principal, sa solitude, ainsi que l’ambiance close et oppressante de la balise.

L’auteur est un navigateur et son expérience semble servir le récit.

Pour ma part, je n’ai pas trouvé ce livre transcendant, je pense que la lecture a été en grande partie gâchée par l’attente d’un roman qui n’en est pas un.

Au final je me suis retrouvé à enchaîner des textes en essayant de comprendre la structure du récit, alors qu’il n’en y avait pas.

Je regrette que le livre ne soit pas vendu pour ce qu’il est, un recueil de nouvelles.

 

8 réflexions sur “Critique de “Phare 23”.

  1. Je n’avais pas l’intention de l’acquérir (ni de le lire).

    Les recueils de nouvelles se vendent sans doute pas assez bien pour qu’il soit plus habile d’éviter de le présenter comme tel. Il faut dire, que des recueils de grande qualité cela se dégôte difficilement. Soit c’est consacré à un auteur, soit à une thématique, quoiqu’il en soit les textes sont souvent trop inégaux.

    Bref, je ne le lirai toujours pas, et c’était juste pour ajouter ma pincée de sel.
    (Au moins le cheval est meilleur que le boeuf).

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