Le lion de macédoine II La mort des nations

Le Lion de Macédoine II – Parménion Rules the Nation

La Mort des Nations est le tome II de la saga de David Gemmell : Le Lion de Macédoine, selon le découpage Folio SF. Vous pouvez trouver les informations concernant l’édition, l’auteur et la saga sur ma précédente chronique  : ici.

Les deux premiers tomes correspondent au premier livre selon le découpage souhaité par l’auteur, du moins, conforme à l’édition originale. J’en suis donc à la moitié de ma lecture.

 

Conquête et reconquête.

Le récit reprend en Béotie, à Thèbes, Parménion va libérer cette partie de la Grèce du joug d’Athènes et des menaces de Sparte, mais un événement dramatique va le contraindre à fuir pour la Perse. Il propose ses services de Général mercenaire en orient et entre rapidement au service du Roi Perse et lui offre maintes victoires. Victoires qui retentissent dans l’ensemble du monde connu. Plus de dix années passent, Parménion atteint la quarantaine et rentre en Grèce pour recroiser la route d’un personnage illustre : Philippe II de Macédoine. Il avait croisé le jeune Philippe lorsque ce dernier était otage à Thèbes, lui prodiguant quelques conseils. L’attitude et l’aura du Strategos n’avait pas manqué de marquer le futur monarque. S’ensuit une relation intime entre les deux hommes, Parménion devient Grand Général mercenaire de la Macédoine et éminence grise de Philippe. Le but : reconquérir les terres perdues, redorer le blason et laver les affronts.

 

Philippe II de Macédoine et ses mignons.

L’introduction du personnage de Phillippe offre un bol d’air au récit, il s’oppose à la figure de Parménion qui est un véritable parangon de vertu. Philippe lui est impétueux, sanguin et avide de conquêtes. La cour qui gravite autour de lui est classique, un assassin, un amant, un guerrier en guise de conseiller martial. Pourtant, même s’il est bien entouré, aucun de ces personnages ne sort vraiment du lot. Pour ma part, aucun ne restera dans les annales, je trouve le traitement des personnages secondaires plutôt faible. Le récit se focalise plus sur les événements que sur les personnages. Et tout comme dans le premier tome, leurs motivations et interactions sont très basiques, elle manque de vie cette cour.
Dérae et Tamis sont aussi de la partie, de leur côté elles continuent à combattre les forces du Mal. La jeune prêtresse qui fut amante de Parménion comprend un peu mieux les puissances qui s’opposent à elle. Le grand méchant du Chaos et ses alliés font leur apparition dans ce tome, dont Aïda qui se pose en en principale antagoniste sur le plan physique, une sorcière maléfique servante du Dieu du Chaos.
Ce tome est l’occasion aussi de croiser des personnages mythiques, tels que Cassandre ou Aristote. Ce dernier fait office de Gandalf Antique, figure neutre, il semble servir ses propres intérêts, du moins, poursuivre ses propres buts.

 

Batailles terrestres et affrontements cosmiques.

Côté ambiance et thèmes, cette partie se consacre un peu plus à la stratégie et aux batailles, ce qui n’est pas plus mal. Parménion conseille Philippe sur la marche à suivre pour reconquérir ses terres et gagner de l’influence. Les interactions avec les autres Cités États sont intéressantes et la bataille de Leuctres offre un bon moment, dommage qu’il n’y en ait pas plus. L’utilisation des sarisses — d’immenses lances dont se servaient les phalanges macédoniennes, avec une hampe de six mètres — permet de s’immerger un peu plus dans l’art de la guerre antique. D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi c’est l’un des rares termes historiques utilisés. Le mot épée, et même sabre, est servi à tord et à travers, pourquoi ne pas employer de temps à autres les bonnes dénominations telles que Xyphos ou Kopis, sans alourdir la lecture bien sûr, mais pour ajouter à l’immersion (c’est un exemple parmi tant d’autres). Je trouve que le vocabulaire est important en terme de fantasy historique, sans cela, j’ai du mal à m’immerger.
Du côté de l’affrontement que se mène le Bien et le Mal, les enjeux sont centrés sur l’enfant à naître, l’élu, qui n’est autre qu’Alexandre, on s’en doute, ça n’a rien d’un spoil. Ici, le traitement est très high fantasy et j’ai du mal à y adhérer. Tout de même, il y a un passage dans le royaume des morts qui sauve la mise, une belle ambiance.

 

Pour conclure.

J’ai mis plus d’une semaine à lire ce tome, qui fait à peine plus de 340 pages. Même si j’ai été pas mal occupé, ce n’est jamais très bon signe. Généralement lorsqu’un livre me passionne, dès que j’ai cinq minutes, je vais le picorer, y prendre quelques lignes. Avec le Lion de Macédoine ce n’est pas le cas. Mais c’était un tome plus nerveux, avec des scènes d’action que David Gemmell maîtrisent. Des batailles et des stratégies qui offrent un beau spectacle et ravivent l’intérêt. Cet aspect compense un traitement des personnages que je trouve simple accompagné d’un aspect un peu trop high fantasy.

Vous l’aurez noté, énormément de choses m’agacent dans cette saga, pourtant j’ai tout de même envie de lire la suite. Afin de savoir ce qu’il va advenir de la Grèce Antique de David Gemmell avec l’arrivé d’Alexandre, qui s’avère accompagnée d’un twist et d’un cliffhanger tout deux efficaces ne faisant qu’attiser ma curiosité.

 

6 réflexions sur “Le Lion de Macédoine II – Parménion Rules the Nation

  1. Ne serait ce pas comme tout l’univers de Gemmell, épique, saupoudré de méchantes batailles, avec de bon gros guerriers qui se réjouissent de la moindre baston? Un projet ambitieux, mais qui reste avant tout du Gemmell, non?

    Je suis toujours passé à coté de celui-ci, un peu réservé, mais j’attends quand même la suite de tes avis.

    • Honnêtement, je ne connais pas suffisamment l’auteur pour me prononcer si tout Gemmell est comme “ça”. Par contre, ce dont je suis sûr, c’est que l’aspect high fantasy me dérange énormément.

      Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas la claque que j’attendais. J’avoue avoir été surpris entre mon ressenti et le fait de voir le nom de Gemmell affiché partout en gros.

  2. Oui, j’ai vu que des petites choses t’ennuyaient, mais je vois que tu continues. Parfois, c’est que nous ne sommes tout simplement pas dans les bonnes dispositions d’esprit.
    Le dernier Neal Asher, j’ai mis presque une semaine à lire 150 pages, et puis le reste engloutit en 2 jours.

  3. Le “tome 2” confirme mes impressions, pas pour moi.
    Par contre, je me demande si tu n’as pas un côté masochiste pour continuer la lecture de ce cycle !
    En ce qui concerne la corrélation entre temps et plaisir de lecture, c’est idem pour moi.

    • Masochiste, un peu. Curieux, énormément. Disons que j’ai l’impression que David Gemmell balise pas mal la production fantasy actuelle, donc je veux comprendre pourquoi. Il n’y aurait pas cet aspect high fantasy ça irait mieux, même si le style ne m’accroche pas plus que ça.

      La corrélation temps et plaisir de lecture reste le meilleur indicateur !

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